Vibely, ou créer ses outils sans écrire une ligne de code
Trois outils construits par quelqu'un qui n'est pas développeur, 980 rapports de stats automatisés par an, une plateforme de formation montée en 1h30. Nicolas Saraiva raconte ce que le vibe coding a changé, et ce qu'il faut continuer à vérifier.
Nicolas Saraiva, Directeur Général Délégué, n’écrit pas une ligne de code. Il a pourtant développé trois outils internes cette année. Il revient sur ce que Vibely, notre plateforme de vibe coding, a changé dans son quotidien. Ceux qui l’ont construite en parlent de leur côté dans Vibely : ouvrir le vibe coding à tous, sans perdre le contrôle.
L’IA, c’est un peu « je m’occupe de tout, tu t’occupes de rien ». Mais attention, il faut quand même vérifier tout ce qui sort.
Ce que vibe coder veut dire
Vibe coder, c’est construire des outils, des plateformes, des applications qui seront utilisées par tous et hébergées quelque part. Une fenêtre de chat, on l’interroge pour obtenir une information en retour. La vraie différence est là.
Et tout ça se fait sans taper une ligne de code, grâce aux différents modèles d’IA disponibles sur le marché.
Le premier obstacle : quel modèle utiliser ?
ChatGPT, Gemini, Claude, Codex : on entend parler de beaucoup de modèles. Mon premier défi a été de savoir lequel utiliser pour vibe coder.
C’est là que Vibely entre en jeu. On n’a plus ces questions à se poser : on ouvre l’outil, on travaille, on fait ce qu’on a envie de faire, et le modèle derrière exécute.
Trois outils, zéro ligne de code
J’en ai développé quelques-uns depuis le temps. Il faut rappeler que je ne suis pas développeur.
Catch Up. MonacOrganiser, pour s’organiser autour de la gestion des rendez-vous du One to One Monaco : la plateforme du salon est un peu vieillotte, je l’ai pimpée pour que ce soit plus pratique pour tout le monde. Et Local Analyzer, qui a permis de créer un modèle d’analyse des commandes digitales locales chez nos différents retailers. On peut le répliquer sur tous les clients qui ont un réseau large et qui travaillent avec nous en multilocal.
Ce que la preview change
Ce qui est intéressant avec Vibely face à d’autres modèles ou plateformes, c’est la preview automatique. Dès qu’on commence à créer la structure d’un outil, on a tout de suite une projection de ce que ça donne visuellement.
On itère sur la forme et sur le design beaucoup plus facilement. Ça développe vachement la créativité.
Le temps gagné ne sert pas à boire un café
Ce temps économisé est réinvesti : plus de relationnel et de présence client, du travail sur la qualité des livrables et des analyses, sur les optimisations de campagne, sur le développement commercial.
Tout ce que produit l’IA aujourd’hui, et même demain, ne doit pas être pris pour argent comptant. Il reste une grosse phase de vérification.
Ce qu’on supprime, c’est le travail chronophage qui n’apporte pas grand-chose. Mettre en forme des statistiques dans un Excel sorti d’une autre plateforme, honnêtement, ça n’intéresse personne.
980 rapports par an, et 12,5 % d’un ETP
En sortant du cadre de Vibely, un sujet très chronophage pour les équipes AdOps : la création des rapports de statistiques et des bilans. On a largement automatisé cette partie, et des bilans commencent à sortir sans qu’un seul mot ait été écrit par un humain.
Pour donner des chiffres : 980 rapports de statistiques sortent chaque année. Un rapport, c’est environ 20 minutes pour un AdOps. Bout à bout, 30 jours de travail effectif. Soit 12,5 % d’un ETP économisés par l’automatisation.
Apprendre en jouant, monté en 1h30
J’ai maintenant le réflexe de vouloir vibe coder. On a un projet en ce moment sur le sujet de toutes les sociétés : le knowledge, sa gestion, son partage. Comment faire monter les équipes en compétence.
Plutôt que quelque chose d’un peu plat, de type formation, on construit une plateforme rétrogaming qui mêle le jeu et l’apprentissage. Elle est en place, avec déjà 3 jeux connectés à notre base de connaissance.
Ça m’a pris 1h30. Toujours sans écrire une seule ligne de code.
Je ne fais pas partie des 0,3 % de développeurs dans le monde, et pourtant ça fonctionne.
