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Développer le muscle de l'IA

Quatre extraits d'une même conversation entre Chloé Pelletier et Ahmat Faki : pourquoi s'y mettre maintenant, combien de tentatives il faut vraiment avant que ça prenne, et quel cadre poser avant de laisser tout le monde vibe coder.

Chloé Pelletier et Ahmat Faki ont consacré une conversation entière à ce que l’IA change dans une entreprise qui l’a mise partout. Quatre extraits en sortent : le moment où il faut s’y mettre, ce que le vibe coding ouvre, la façon dont chacun se l’approprie, et le cadre à poser derrière.

Si on joue le jeu, c’est maintenant

Arrêt sur image de la capsule : Ahmat Faki, assis dans le décor de l'interview, en train de répondre.

Le point de départ tient en une phrase : qui décide de jouer le jeu de l’IA doit y aller maintenant. Reste à savoir comment développer ce muscle.

L’IA est l’affaire de tous, et c’est bien là que ça coince. Consultant, médecin ou pharmacien, la question ne change pas : qu’est-ce qui, dans une journée de travail, n’a pas de valeur et libérerait du temps ?

Rien là-dedans n’est réservé aux profils tech.

Refuser l’IA pour des raisons éthiques reste un choix défendable, dans un monde déjà contraint sur ses ressources énergétiques. La conversation le dit sans ironie, et le respecte.

Pour les autres, le muscle se développe d’une seule façon : en s’en servant. Le conseil tient en une ligne, un abonnement à 20 € chez OpenAI, Mistral ou Anthropic, et des modèles de dernière génération. Ignorer ce qu’ils savent faire, c’est déjà avoir du retard.

Formuler une idée plutôt que la coder

Arrêt sur image de la capsule : Ahmat Faki, assis dans le décor de l'interview, en train de répondre.

Développer une application ne demande plus de savoir coder. La penser et l’exprimer avec des mots suffit.

Ça prend du temps, mais l’itération va vite : une fonctionnalité en appelle une autre, et l’outil grossit à mesure.

Les développeurs s’y mettent aussi, pour la même raison : ils vont plus vite. Un besoin, une réponse construite avec l’IA, et une application qui servira le lendemain, à soi ou à l’entreprise.

L’IA comme assistant personnel

Arrêt sur image de la capsule : Chloé Pelletier, assise, en train de répondre.

Les tâches rassurent. « J’ai ça à faire, je suis sous l’eau. » Même déplaisantes, elles ont le confort de la répétition : on sait ce qui vient, et ce sera toujours la même chose.

Y rester est le vrai risque. Celui qui se sera sorti de ce qu’il pouvait automatiser fera la différence sur le marché de l’emploi, avec un portfolio à montrer : les tâches automatisées, la gestion reprise chez un employeur précédent.

L’IA finit par ressembler à un assistant personnel, adapté à chaque personne et à chaque métier.

L’appropriation ne se fait pas seule. Chez Mobsuccess, elle passe par de l’accompagnement : des cas d’usage montrés, du partage organisé. Et par le dialogue avec les outils eux-mêmes, à qui on peut demander une explication quand quelque chose échappe.

Elle prend surtout du temps. Une étude cite 50 conversations en moyenne avant de prendre le pli et de trouver les bons cas d’usage. D’où les abandons à la cinquième ou à la dixième, celle où le modèle hallucine et rate le fichier Excel.

Le cadre qui doit venir avec

Arrêt sur image de la capsule : Ahmat Faki, assis dans le décor de l'interview, en train de répondre.

Quand la moitié d’une entreprise devient capable de créer des applications, le champ des possibles change d’échelle. En productivité, et surtout en créativité : les meilleures idées de logiciels viennent des gens les plus proches des métiers, rarement des développeurs.

Casser la limite du savoir-développer fait exploser cette créativité.

Chez Mobsuccess, deux choses ont suivi. Les équipes tech ont construit une plateforme qui laisse n’importe qui vibe coder en respectant les règles de sécurité, et beaucoup s’en sont emparés aussitôt pour créer des applications que personne n’avait imaginées.

Puis une prime de vibe coding est venue récompenser ceux qui rapportent de l’argent à l’entreprise, par de nouvelles sources de revenus, et du temps aux équipes.

Vibe coder, très bien. Le faire dans les bonnes conditions et déployer en production, c’est un autre chemin.

C’est celui qui a été pris : une plateforme construite par les développeurs maison, et des briques sécuritaires. L’image du Lego revient souvent. Des briques, et chacun construit par-dessus, avec de quoi s’authentifier, la sécurité et l’audit légal RGPD qui vont avec.

Manipuler de la donnée interdit de mettre en ligne n’importe quoi n’importe comment. Des sites vibe codés pendant une campagne électorale se sont retrouvés exposés, récemment.

Le vibe coding est donc aussi un risque pour les entreprises qui ne l’encadrent pas. D’où ces briques, et des développeurs chargés de les produire pour que les autres codent dans de bonnes conditions.