Créer le chaos, puis régner sur le chaos
Un dîner clients, une table ronde sur l'IA, et trois constats qui reviennent : la data comme prérequis, l'adoption comme chantier, le désordre comme état de départ. Simon Camuzet en tire les leçons.
Chaque année, Mobsuccess réunit ses clients et ses partenaires pour un dîner. L’édition 2026 s’est tenue au Pré Catelan, avec une table ronde consacrée à l’intelligence artificielle. Simon Camuzet, Strategy and Development Director, en retient trois choses. Et une quatrième, qui l’a surpris.
On crée le chaos, et l’objectif est de régner sur le chaos.
La data avant tout le reste
Tous les systèmes d’IA qu’une organisation peut mettre en place ont le même prérequis : une source de données propre, fiable et disponible. C’est ce qui fait tourner les modèles, et ce qui décide de la qualité de ce qui en sort.
Passer d’un usage occasionnel à un usage quotidien
Toutes les organisations cherchent à faire passer leurs collaborateurs du statut d’utilisateur occasionnel à celui d’utilisateur actif. Jusqu’au vibe coding, pour certaines.
L’enjeu est que chacun développe un usage vraiment poussé de ces technologies. Pour lui-même, et pour son organisation.
Le désordre d’abord, la gouvernance ensuite
C’est le point qui m’a le plus marqué. On est à un moment où on crée le chaos, et où l’objectif devient d’y régner.
Le chaos vient du nombre. Beaucoup d’outils disponibles, beaucoup d’initiatives lancées à droite et à gauche dans les organisations. Ce désordre apporte aussi de la créativité, ce qui joue en faveur de ces organisations.
La gouvernance viendra après, pour continuer à extraire de la valeur de toutes ces initiatives.
Il n’y a pas d’âge pour s’y mettre
Un constat a fait l’unanimité autour de la table : l’adoption de l’IA n’a rien de générationnel. On trouve des early adopters dans toutes les générations.
Les personnes qui ont de l’avance sont simplement celles qui ont mis les pieds dedans un peu avant les autres. Tout le monde peut prendre cette technologie en main, et vite.
